5 choses que vous devez savoir sur les comptes d’épargne libre d’impôt
Barry Choi est un expert en finances personnelles et en voyages à Toronto qui fait souvent des apparitions médiatiques. Son blogue intitulé Money We Have (en anglais seulement) est une des sources les plus fiables au Canada lorsqu’il est question d’argent et de voyage. À titre d’investisseur entièrement autodidacte et autonome sans formation officielle, il rend les finances faciles à comprendre pour les Canadiens. Ses spécialités incluent les finances personnelles, le budget des voyages, l’argent des milléniaux, les cartes de crédit et des destinations tendance

Le mois dernier, j’ai discuté des cinq choses que vous devez savoir sur les REER, donc il est simplement naturel de poursuivre avec les cinq choses que vous devez connaître sur les comptes d’épargne libre d’impôt (CELI).

Les CELI ont été introduits en 2009 et un grand nombre de Canadiens ont appris à les aimer, mais pour certaines personnes, les règles qui accompagnent ce compte peuvent occasionner de la confusion. En général, les CELI sont plus faciles à comprendre que les REER, mais cela ne fait pas nécessairement en sorte qu’ils sont meilleurs. Il est essentiel de connaître les règles pour les deux types de comptes afin de les utiliser efficacement.

Si les CELI sont nouveaux pour vous, voici ce que vous devez savoir :

Vos droits de cotisation

Les CELI sont offerts aux Canadiens de 18 ans et plus. Vos droits de cotisation dépendent de votre année de naissance. Comme mentionné, les CELI ont été créés en 2009, donc si vous aviez 18 ans à cette époque, vous auriez une limite de contribution de 69 500 $ en 2020. Si vous n’aviez pas 18 ans à l’époque, vous devrez calculer vos droits de cotisation selon l’année civile à laquelle vous avez eu 18 ans. Ces droits de cotisations supplémentaires sont disponibles chaque année au même moment pour tous les Canadiens et sont habituellement annoncés par le gouvernement à la fin du mois de novembre ou au début du mois de décembre.

Si vous ouvrez une session sur la page Mon dossier pour les particuliers du Gouvernement du Canada vous pourrez voir les droits de cotisation qu’il vous reste. Toutefois, le chiffre que vous voyez n’est pas affiché en temps réel, donc c’est une bonne idée de faire votre propre suivi.

Vous pouvez investir dans différents produits

Une croyance erronée courante concernant les comptes d’épargne libres d’impôt est que vous pouvez seulement investir dans un compte d’épargne. Ce n’est pas une surprise en raison de son nom, mais c’est tout de même trompeur. Bien que vous pouvez certainement placer votre argent dans un compte d’épargne à intérêt élevé dans votre CELI, vous pouvez également vous procurer d’autres produits d’investissement comme des fonds mutuels, des actions, des fonds négociés en bourse, des obligations et des certificats de placement garanti. Voyez votre CELI comme un véhicule et les produits d’investissement sont les passagers qui montent à bord.

Votre CELI est excellent pour plusieurs scénarios

Si vous gagnez 50 000 $ ou moins, investir dans votre CELI au lieu de votre REER peut être une bonne idée. Vous n’obtiendrez pas vraiment d’avantage fiscal si vous investissez dans votre REER lorsque vous vous trouvez dans une fourchette d’imposition inférieure. Il pourrait être préférable de conserver ces contributions pour un moment où vous gagnerez un revenu plus élevé. Si vous économisez pour faire un achat important à court terme, par exemple, une maison, une voiture ou des vacances, le CELI est un excellent endroit où déposer votre argent étant donné que vous ne paierez pas d’impôt sur l’intérêt accumulé. Les CELI sont également excellents pour les gens qui ont atteint le maximum admissible à leur REER car il s’agit d’un autre moyen d’économiser qui offre des avantages fiscaux.

Tous les gains en capital sont libres d’impôt

Contrairement aux cotisations au REER, vous n’aurez pas d’allégement fiscal lorsque vous mettez de l’argent dans votre CELI. Toutefois, tous les gains que vous gagnez dans un CELI ne sont pas imposables. Par exemple, disons que vous avez investi 20 000 $ dans votre CELI et, qu’après dix ans, ce montant a atteint 30 000 $. Si vous retirez l’ensemble du 30 000 $, vous n’auriez pas à payer d’impôt sur vos gains en capital de 10 000 $. Cela dit, si vous utilisez votre CELI pour exécuter des transactions boursières quotidiennes, l’Agence du revenu du Canada pourrait vous demander de payer de l’impôt et considérer ces activités comme un revenu d’entreprise.

Fonctionnement de vos retraits

Vous pouvez retirer de l’argent de votre CELI en tout temps, mais cet argent ne peut être cotisé à nouveau jusqu’à l’année prochaine. Par exemple, disons que vous avez contribué le montant maximal de 6 000 $ cette année et que vous décidez de retirer 4 000 $ quelques mois plus tard. Vous ne pourrez pas cotiser ce 4 000 $ à nouveau jusqu’à l’année civile suivante. La seule exception à cette règle serait s’il vous reste des droits de cotisation pour les années précédentes, mais chaque contribution est cumulative. Dans ce cas, vous auriez fait un dépôt total de 10 000 $ pour l’année (6 000 + 4 000 $).

Les CELI ne sont pas si sorciers. Certaines personnes les préfèrent aux REER, mais j’aime les voir comme des véhicules complémentaires qui peuvent aider les Canadiens à épargner de l’argent. Si vous comprenez les éléments de base des deux, vous pouvez les utiliser à votre avantage.


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Barry Choi est un porte-parole payé pour Sonnet.