Cinq éléments à connaître sur votre REER

Si vous ne le saviez pas, la date limite de cotisation au régime enregistré d’épargne retraite (REER) est le 1er mars. C’est toujours la même journée chaque année, c’est pourquoi vous verrez toujours des publicités faisant la promotion des REER en janvier et février.

Un REER est l’un des meilleurs moyens d’économiser pour votre retraite, mais la plupart des gens ne savent pas comment il fonctionne. Si vous n’avez jamais songé aux REER, ils peuvent sembler compliqués, mais ils viennent avec quelques avantages que vous ne connaissez peut-être pas. Voici cinq éléments que vous devez connaître sur votre REER.

Le montant maximal de vos cotisations augmente et se reporte l’année suivante

Vous commencez à cotiser à votre REER lorsque vous commencez à travailler et remplissez des déclarations de revenus. Les droits de cotisation sont calculés selon 18 % de votre salaire de l’année précédente, jusqu’à un montant maximal de 26 500 $ (en date de 2020). Que vous soyez un employé à temps plein ou un travailleur autonome, vous accumulez ces droits, tant que vous produisez vos déclarations de revenus.

L’avantage de vos droits de cotisation est que vous n’avez pas à tous les utiliser immédiatement. Les cotisations inutilisées sont reportées indéfiniment aux années suivantes. C’est une excellente option pour ceux qui n’ont pas de fonds supplémentaires à leur disposition à mettre sur leur REER ou pour ceux qui essaient de maximiser leur stratégie d’impôts.

À noter : Si vous avez un régime de retraite avec votre employeur, vos droits de cotisation au REER sont diminués en raison de l’ajustement avec le régime de retraite. Ce n’est pas négatif; c’est simplement pour donner une chance aux personnes sans régime de retraite.

Vos cotisations sont déductibles d’impôts

La raison pour laquelle les Canadiens aiment leur REER est que toute contribution diminue le revenu imposable. Même ceux ayant un taux d’imposition élevé peuvent faire des contributions qui les rendront admissibles à un taux inférieur. N’oubliez pas qu’il y a une limite de cotisation maximale, comme expliquée ci-dessus. L’Agence de revenu du Canada (ARC) vous permet un plafond de cotisation excédentaire à vie de 2 000 $, mais si vous dépassez ce montant, vous paierez 1 % en impôts par mois sur les cotisations excédentaires cumulatives.

Une fois que votre argent est investi dans votre REER, il fructifie sans être imposé. Cela signifie que vous pouvez vendre vos investissements de votre REER sans devoir payer des gains de capital. Cela dit, lorsque vous retirerez éventuellement l’argent de votre compte, il est considéré comme un revenu et sera imposé selon votre taux d’imposition marginal.

Un REER n’est peut-être pas toujours le meilleur choix

Puisque les REER réduisent votre revenu imposable, si vous êtes dans une échelle salariale moins élevée, un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) pourrait être un meilleur choix. En général, si vous faites 50 000 $ ou moins, optez pour un CELI. Même si vous ne profiterez pas immédiatement de l’allégement fiscal, vous en sortirez gagnant à long terme en investissant d’abord dans votre CELI./p>

Les droits de cotisation au REER se transfèrent d’année en année, donc il n’est pas nécessaire de le maximiser immédiatement. Si vous commencez à gagner plus de 50 000 $ par année, cotisez plutôt à votre REER. Dans un monde idéal, vous maximiseriez les deux chaque année, mais ce n’est pas possible pour tous.

Votre REER peut être utilisé pour l’achat de votre première maison

Habituellement, vous devriez payer des impôts lorsque vous retirez votre REER, mais pas si vous êtes un nouveau propriétaire. Le Régime d’accession à la propriété (RAP) vous permet de retirer jusqu’à 35 000 $ de vos REER pour acheter votre première maison. Si vous achetez avec un partenaire, vous pouvez tous les deux retirer ce montant, donc vous aurez un total de 70 000 $ à votre disposition.

L’argent retiré doit être remboursé en 15 ans. Donc si vous avez emprunté 35 000 $, un an après avoir acheté la maison, vous devrez commencer à rembourser 2 333,33 $ chaque année. Si vous ratez un paiement, vous paierez des impôts sur ce montant.

Vous pouvez poursuivre votre éducation grâce à votre REER

Grâce au Régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP), vous ou votre conjoint(e) pouvez retirer jusqu’à 10 000 $ par année, avec un montant maximal de 20 000 $ sur quatre ans, sans payer d’impôts. Une fois que vous ne participez plus au Régime d’encouragement à l’éducation permanente, vous devrez rembourser 1/10 du montant total retiré chaque année jusqu’à ce qu’il soit entièrement remboursé. Cela signifie que si vous avez retiré un total de 10 000 $, vous devrez verser 1 000 $ par année. Si vous ne remboursez pas le montant total ou ratez un paiement, ce montant sera inclus comme revenu pour l’année et sera imposé par conséquent.

Si vous décidez de retirer de l’argent de votre REER pour le REEP ou le RAP, gardez en tête que vous ne profitez pas de la croissance de votre argent à l’abri de l’impôt que vous auriez obtenue si vous aviez laissé cette somme dans votre REER. Pour certaines personnes, il est nécessaire de retirer l’argent, mais si vous avez des fonds supplémentaires disponibles, vous devriez laisser votre REER tranquille.

Barry Choi est un expert en finances personnelles et en voyages à Toronto qui fait souvent des apparitions médiatiques. Son blogue intitulé Money We Have (en anglais seulement) est une des sources les plus fiables au Canada lorsqu’il est question d’argent et de voyage. À titre d’investisseur entièrement autodidacte et autonome sans formation officielle, il rend les finances faciles à comprendre pour les Canadiens. Ses spécialités incluent les finances personnelles, le budget des voyages, l’argent des milléniaux, les cartes de crédit et des destinations tendance.

Barry Choi est un porte-parole payé pour Sonnet.

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