Remords de l’acheteur et comment l'éviter

C’est un sentiment que vous connaissez : cet arrière-goût de culpabilité suivi d’une vague de haine envers soi-même lorsque votre toute dernière acquisition ne s’élève pas à la hauteur de la satisfaction à laquelle vous vous attendiez. Le remords de l’acheteur peut vous faire sentir mal pour bien plus que le solde de votre compte de banque. Le mécontentement, la culpabilité et le regret peuvent ruiner le plaisir éprouvé lors de votre achat initial, laissant un vide dans votre portefeuille et vous serrant le cœur.

Le remords de l’acheteur est une fonction entre deux systèmes en concurrence (en anglais seulement), se battant pour la domination alors que nous prenons la pose devant le miroir dans cet ensemble incontournable ou respirons cette odeur de nouvelle voiture. Lorsque vous en êtes à l’étape de l’achat, deux facteurs entrent en jeu.

Tout d’abord, notre système d’évitement analyse les risques et les conséquences négatives potentielles liés à notre achat. Ensuite, notre système d’approche tient compte du fait que l’achat nous fera plaisir, soit dans le moment présent ou plus tard.

Si et quand le système d’approche prend le dessus sur le système d’évitement, le problème est que la pensée critique et les pensées négatives face à l’achat ne disparaissent pas; elles sont seulement momentanément refoulées. Une fois que le système d’approche s’est calmé après sa victoire, le système d’évitement prend sa place — nous faisant remettre en question notre choix alors qu’il est déjà trop tard.

Le paysage du commerce de détail d’aujourd’hui cause une croissance préoccupante du remords de l’acheteur. Comme nous avons une infinité de choix au bout des doigts, en plus des services de livraison le jour même et des paiements sans contact, nous sommes submergés d’occasions pour dépenser sur n’importe quoi, n’importe où. D’un côté, cette disponibilité des choix devrait nous rendre plus intelligents dans nos achats. Nous pouvons faire des recherches, magasiner un peu partout et comparer les prix. Ironiquement, il semblerait que plus nous avons de choix, moins nous sommes heureux; ce qui pourrait faire en sorte que nous nous sentions mal face à notre décision, quelle qu’elle soit.

Dans son livre (ou sa conférence TED, en anglais seulement) Le paradoxe du choix : Comment la culture de l’abondance éloigne du bonheur, le psychologue Barry Schwartz explique comment une abondance de choix crée plutôt une tendance à accorder une plus grande importance aux éléments auxquels nous renonçons plutôt que de profiter de ce que nous choisissons. Ceci engendre des émotions négatives comme le mécontentement, le regret ou la déception. Lorsque nous sommes entouré(e) d’autant d’options, il est inévitable de fixer notre attention sur ce que nous avons perdu plutôt que de nous engager envers ce que nous avons acheté.

Vu la quantité de publicités numériques de notre ère, nous sommes plus susceptibles que jamais face aux achats impulsifs ou aux environnements de vente à pression forte. La bonne nouvelle est que le remords de l’acheteur est une fonction de la façon dont notre cerveau est programmé pour évaluer et prioriser l’information, ce qui signifie que vous pouvez prendre quelques mesures pour réduire la probabilité de vivre des émotions négatives associées à vos achats. Avant d’appuyer, de cliquer ou de retirer certaines factures, essayez ces conseils pour veiller à ce que vos achats vous remplissent de joie.

1. Vous le voyez, vous l’aimez, vous le voulez… Dormez avant de l’acheter

Prenez l’habitude de vous donner assez de temps pour évaluer si vous êtes trop influencé(e) par des facteurs non liés à l’achat en tant que tel. Plusieurs éléments peuvent contribuer à la prise de décisions contestables : avec qui vous êtes, comment vous vous sentez, si vous avez faim (en anglais seulement). Les signaux physiologiques peuvent changer la façon dont votre cerveau évalue les décisions de manière différente si vous effectuez vos activités sans priorités en compétition. Le fait de vous donner du temps et de l’espace pour évaluer adéquatement votre décision vous permettra de vraiment réfléchir à savoir si l’achat en vaut la peine, ce qui réduit les risques de regretter votre achat. Lorsque vous trouvez quelque chose qui attire votre attention, prenez un jour ou plus pour y réfléchir.

2. Comparez l’article à ce que vous avez acheté auparavant

Fermez les yeux et levez la main si vous avez déjà ouvert votre garde-robe et n’aviez rien à mettre. Oh, tout le monde? C’est une habitude que nous avons tous; justifier un nouvel achat en pensant qu’il résoudra tous nos problèmes de manque de ______ (insérez virtuellement n’importe quel article ici). Le problème est qu’une plus grande quantité d’articles ne résoudra pas le problème. La plupart d’entre nous continueront d’avoir le même problème, mais avec encore plus d’articles que ce qui aurait dû le régler. Si vous songez à acheter un article semblable à un autre article que vous possédez déjà (toux, chaussures, toux), la triste réalité est que vous vous sentirez exactement de la même manière face à cette incontournable paire de bottes en suède que face à toutes les autres qui prennent de la place dans votre garde-robe. De plus, demandez-vous si le prix de l’article vaut son caractère limité et neuf.

3. Achetez-le, mais achetez-le mieux

Afin d’éviter de manière proactive tout sentiment de regret face à vos achats, trouvez un moyen de les rendre plus significatifs. Dans le livre Spent (en anglais seulement), Geoffery Miller aborde notre motivation connexe à ce que nous voulons et achetons, mais recommande également des manières de réduire la culpabilité (et de dépenser moins) en adoptant une approche plus réfléchie concernant notre façon de dépenser notre argent et ce sur quoi nous la dépensons.  

Donc, avant d’aller chercher votre portefeuille, déterminez si vous pouvez trouver une meilleure façon d’acheter. Y a-t-il un moyen d’obtenir ce dont vous avez besoin (ou voulez), tout en ayant une incidence plus positive et en réduisant potentiellement les coûts? Pouvez-vous réduire votre empreinte environnementale en le louant, l’empruntant ou en l’achetant usagé? Pouvez-vous soutenir une petite entreprise en trouvant une version fabriquée dans votre région? L’ajout d’une perspective sociale à vos décisions d’achats réduira les occasions de ressentir de la culpabilité par la suite. Vous vous sentirez plus confiant(e) si votre argent est une bonne action, même une fois qu’il est sorti de votre portefeuille.

4. S’engager

Si et quand vous décider de faire l’achat, prenez la décision consciente de vous y plonger entièrement. Si vous l’avez acheté (et qu’il est trop tard pour changer d’avis), il est préférable d’en profiter le plus possible. Avant que le remords de l’acheteur ait le temps de se faire sentir, vous pouvez décider de vous souvenir de votre raisonnement avant l’achat, assumer votre décision et en profiter pleinement.

C’est parce que, comme la psychologue Camille Preston l’explique, le bonheur, comme l’achat d’un nouveau chandail, est une décision (en anglais seulement) — c’est à vous de choisir d’abord et d’en faire l’expérience en deuxième. Si vous agissez de manière délibérée dans l’évaluation de vos achats avant et après avoir procédé à l’achat, vous aurez plus de contrôle sur les émotions que vous vivrez par la suite. Alors, assurez-vous d’en profiter consciemment — faites un tour avec, et donnez-le avec amour et fierté. Assurez-vous simplement de prendre le temps de vous souvenir des bonnes intentions que vous aviez à la caisse, et d’y repenser.

Amanda Ashford est une conseillère en marque et en communications qui crée des marques avec détermination et qui exploite le monde des affaires de façon constructive. En tant que voyageuse internationale, Amanda est constamment inspirée par les sons, les images et les histoires du monde, ainsi que la passion pour un objectif qui nous lie en tant qu’individus.

Amanda Ashford est une porte-parole payée de Sonnet.
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