5 trucs simples pour permettre aux enseignants de décrocher

Les enseignants sont des gens dévoués à la réussite et au bien-être de leurs élèves. Ils pensent constamment à eux et à comment ils peuvent les aider davantage. De plus, les enseignants sont souvent des perfectionnistes. Ils se remettent continuellement en doute et n’hésitent pas à dépasser les heures prévues à leur contrat de travail pour améliorer leurs méthodes pédagogiques et pallier au manque de ressources dans les écoles. Avec toutes les autres tâches connexes à l’enseignement en classe – comme la planification, la correction, la communication avec les parents et la formation continue, pour ne nommer que celles-ci – il est facile de s’oublier et de s’épuiser. En voulant éviter à tout prix le décrochage scolaire, les enseignants oublient eux-mêmes de décrocher du quotidien. Voici 5 trucs à garder en tête pour se permettre de recharger nos batteries. Après tout, prendre soin de soi est essentiel pour continuer à prendre soin de nos élèves! 

1. Préparer les conditions gagnantes pour se permettre de décrocher

Afin d’arriver à décrocher sans culpabilité, il est important de prévoir des conditions gagnantes. Une fin de semaine supposée être relaxante l’est beaucoup moins si notre petite voix nous rappelle à longueur de journée tout ce que nous avons oublié de préparer pour le lundi matin. Pour y arriver, il y a deux règles d’or à respecter : s’appuyer sur une planification solide et limiter la quantité de travail apporté à la maison.

Tout d’abord, travailler en amont permet d’augmenter son sentiment de contrôle et, donc, de diminuer l’anxiété. En s’appuyant sur une planification rigoureuse, nous savons à quoi nous attendre et il est plus facile de s’accorder de vrais moments de détente. Une bonne planification des autres aspects de notre vie peut aussi nous aider à se réserver du temps pour décrocher. Une planification simple des repas et des lunchs de la semaine peut notamment nous sauver beaucoup de temps et de stress!

Ensuite, bien qu’il soit impossible de tout faire pendant nos heures de présence à l’école, il faut limiter le travail rapporté à la maison et fait sur du temps non-rémunéré. Si nous ne parvenons pas à laisser nos piles de correction à l’école, il est possible de faire un compromis. Par exemple, je corrige les examens de mathématique en fin de semaine, mais je laisse les situations d’écriture à l’école et elles attendront. Cela nous force à libérer des heures pour avoir du temps de qualité à la maison.

2. Profiter de l’extérieur – autrement qu’en surveillance!

Les enseignants sont les premiers à conseiller à leurs élèves de délaisser les écrans et d’aller jouer dehors. Pourquoi ne pas écouter notre propre conseil? En profitant d’une activité extérieure, que ce soit une simple marche ou une fin de semaine de ski, nous oxygénons notre cerveau et rechargeons nos batteries. L’important est de choisir n’importe quelle activité extérieure plus amusante que la surveillance à la récréation. Cela ne devrait pas être difficile à trouver!

3. Profiter du divertissement sans intention pédagogique

Pour recharger nos batteries, on profite d’une bonne lecture ou du visionnement d’une bonne série de notre choix sans avoir l’intention de bâtir une fiche pédagogique pour nos élèves! Pourquoi ne pas enfin lire ce roman qui nous attend sur notre table de chevet depuis des mois ou regarder ce film qui patiente dans notre liste « à visionner » depuis la création de notre compte Netflix? Points bonus si la lecture ou le visionnement est accompagné de collations délicieuses et pas forcément nutritives!

4. Parler d’autre chose à la maison

Même s’il est tentant de s’enflammer sur les anecdotes de classe et qu’il est important de ventiler sur certains éléments de nos journées de travail parfois difficiles, il est aussi primordial de penser à autre chose une fois à la maison. Pour être en mesure de se reposer réellement, il faut tracer une frontière claire entre le travail et la maison et éviter de ramener nos élèves et leurs tracas avec nous, le temps de prendre une vraie pause.

5. Se trouver un passe-temps qui n’a rien à voir avec l’école

Il n’y a rien de mal à vouloir lire des livres sur la pédagogie et de nouvelles pratiques probantes lors de nos temps libres ou encore fabriquer notre propre matériel pédagogique après avoir trouvé de superbes idées sur Pinterest. Après tout, les pédagogues sont avant tout des passionnés! Toutefois, avoir un passe-temps qui n’a rien à voir avec l’école permet de penser à autre chose et de recharger ses batteries. Que ce soit l’horticulture, la danse, le tricot, la pâtisserie ou quoi que ce soit d’autre, ces passe-temps pratiqués pour le plaisir nous rappellent que nous sommes aussi des humains et non seulement des enseignants. De plus, cela nous enrichit et nous donne une passion supplémentaire à partager avec nos élèves au retour en classe!

Décrocher de quelconque façon ne fait pas de nous un enseignant moins passionné, au contraire. Un enseignant reposé et moins stressé sera plus efficace et pourra se consacrer encore mieux à ses élèves et leurs apprentissages. Tout le monde est gagnant!

Diplômée de l’UQÀM en éducation préscolaire et enseignement primaire, Ariane Lefebvre est une enseignante de maternelle passionnée. Elle accorde une place très importante à la littérature jeunesse et à l’instauration d’un climat bienveillant dans sa classe. Elle complète aussi présentement le DESS en gestion des établissements scolaires.

Ariane Lefebvre est une porte-parole payée de Sonnet.
Les enseignants de l’Alberta économisent aussi sur leurs assurances habitation et auto avec Sonnet.