La vie sur les campus universitaires des années 2000
Vous souvenez-vous de la vie avant l’avènement des téléphones intelligents? Les diplômés universitaires qui ont étudié dans les années 2000 se souviendront sans doute comment se déroulait la vie sur le campus.

Technologie

La plus grande différence entre la vie de campus des années 2000 et celle d’aujourd’hui est probablement le rôle des nouvelles technologies dans le quotidien, surtout en ce qui concerne Internet et les téléphones intelligents. Dans les salles de cours, la majorité des étudiants prenaient des notes à l’ancienne, à l’aide de stylos, crayons, cahiers de notes et cartables à anneaux. Les quelques ordinateurs portables dans les amphithéâtres étaient de véritables briques selon les normes actuelles. Ce qui manquait aux classes des années 2000 en matière de connectivité était compensé en attention. Sans les distractions, les étudiants qui s’ennuyaient ne pouvaient que rêvasser, s’échanger des messages sur papier ou, dans le pire des cas, écouter l’exposé magistral.

L’Internet était encore à ses débuts dans les années 2000, avec seulement environ 360 millions d’utilisateurs en ligne au début de la décennie. Ainsi, passer du temps à la bibliothèque pour étudier ou effectuer des recherches signifiait souvent lire de vrais livres imprimés sur du papier et prendre des notes à la main.

Divertissement

Le divertissement était très différent dans les années 2000. Les étudiants se rassemblaient dans les salles communes de leur dortoir pour visionner le plus récent épisode de séries, ou se réunissaient autour d’un ordinateur portable pour écouter les films sur DVD. Les boutiques de vidéo étaient encore très populaires et le seul moyen (légal) de visionner une nouveauté qui n’était plus au cinéma était de mettre la main sur une copie physique en DVD ou VHS. C’était la même chose pour les CD. Les années 2000 étaient aussi l’âge d’or du partage de fichiers, les compagnies permettaient aux étudiants de pirater leur musique préférée plutôt que d’aller l’acheter en magasin.

Les jeux vidéo étaient une grande source de divertissement dans les dortoirs à cette époque, mais les jeux en ligne n’étaient qu’à leurs tous débuts. Bien que les universités aient maintenant leurs propres équipes de sports électroniques participant à des compétitions internationales, ce type divertissement était pratiquement uniquement sur consoles dans les années 2000.

Mode

Les casquettes de camionneur, les jeans taille basse et les débardeurs moulants étaient très populaires dans les bars universitaires à l’époque, tout comme les chemises et parfois le chapeau Fedora. Ironiquement (et probablement, inévitablement) deux décennies après le début du millénaire, la mode des années post-1990 refait surface dans la culture populaire. Si vous avez conservé vos pantalons de velours, vous pourriez avoir de nouveau l’occasion de les porter dans un avenir non trop lointain.

Vie sur le campus

Comparativement à la vie des années 2020, celle des années 2000 semblait beaucoup plus simple, surtout en matière de culture de campus. Les cellulaires étaient communs, mais jamais aussi omniprésents qu’aujourd’hui et la majorité des gens avaient des lignes terrestres dans leur dortoir ou maison partagée. Comment faisions-nous pour planifier des activités ou inviter nos amis à des fêtes? Personne ne sait, mais ça fonctionnait. Les messages vocaux faisaient définitivement partie de la solution.

Les fêtes de campus n’étaient pas très différentes, mais la cigarette était bien plus présente (l’interdiction de fumer à l’intérieur n'a été imposée qu'au milieu des années 2000 dans la majorité des villes canadiennes). En plus des nuages de fumée de cigarette, l’absence des caméras sur les téléphones et des médias sociaux permettait aux étudiants d’éviter que des photos embarrassantes se retrouvent en ligne. Ceci dit, il y avait toujours une amie qui traînait sa caméra numérique à toutes les fêtes, alors ces photos pouvaient toujours se retrouver quelque part.

Politique

Les années 2000 furent tumultueuses quant à la politique mondiale, en commençant par les attaques du 11 septembre 2001. Les manifestations contre la guerre en Iraq et en Afghanistan ont suivi, la plus grande d’entre elles ayant attiré plus de 100 000 manifestants au cours d’une journée particulièrement froide à Montréal en 2003. Quelques années plus tard, l’ouragan Katrina a dévasté la Nouvelle-Orléans et en 2008 une crise financière mondiale a menacé de faire des ravages sur l’économie mondiale. Bien que de nombreux étudiants au Canada n’aient pas été directement touchés par ces événements, leur incidence a certainement été ressentie dans les salles de classe lors de discussions sur les politiques internationales, la guerre et l’inégalité, qui ont été inspirées par des exemples tirés des manchettes.

Jeremy Freed est un auteur et rédacteur en chef indépendant basé à Toronto. Ses articles sur la mode, les voyages, la cuisine et le stylisme ont été publiés dans de nombreuses revues, notamment Sharp, Harry et re:Porter.

Jeremy Freed est un porte-parole payé de Sonnet.

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