Différences entre l’expérience universitaire américaine et canadienne

Des droits de scolarité aux fêtes d’avant-match, voici ce qui différencie les universités américaines de leurs contreparties canadiennes.

Coût

Tout le monde sait que le coût d’une éducation universitaire est en hausse et cette réalité est plus frappante aux États-Unis que partout ailleurs. Les droits de scolarité à eux seuls pour les universités privées s’élèvent à plus de 30 000 $ par année. En comparaison, la moyenne estimée du coût annuel pour les étudiants canadiens (incluant le loyer, l’épicerie et les autres dépenses) est d’environ 20 000 $. Le montant des droits de scolarité des universités américaines varie si vous choisissez une école publique ou privée et si vous fréquentez celle de votre région ou d’un autre État. Tous ces frais totalisent en moyenne une dette de 30 000 $ américains par étudiant après sa graduation. Bien qu’il s’agisse d’une dette importante pour une personne qui entame sa carrière, elle n’est pas tellement plus élevée que la dette moyenne des diplômés canadiens.

Fraternité

Tout comme dans les films, les fraternités et sororités peuvent jouer un rôle important sur les campus d’universités américaines. Ces fraternités existent aussi au Canada, bien sûr, mais ils sont beaucoup moins populaires ici et ne sont souvent qu’en marge de la vie universitaire, sans la reconnaissance officielle des écoles ou des conseils étudiants. Dans plusieurs universités américaines, la confrérie ou la sororité que vous joignez (si vous en joignez une) peut représenter une aussi grande part de votre identité que ce que vous choisissez d’étudier.

Festivités

L’âge légal pour consommer de l’alcool est de 21 ans aux États-Unis et ceci a une grande incidence sur la nature de la vie sociale des universités américaines. Ainsi, ceux qui souhaiteraient en consommer avant d’atteindre l’âge de la majorité aux É.-U. — même si l’application sur le campus est très laxiste — enfreindraient la loi. Bien que plusieurs étudiants choisissent de ne pas consommer d’alcool des deux côtés de la frontière, la possibilité de rencontrer des amis pour prendre un verre après les cours (légalement et de façon responsable) rend les écoles canadiennes plus intéressantes aux yeux de certains.

Sports

Comme tous les partisans de sports le savent, les sports universitaires ont une grande importance aux É.-U. avec le basketball et le football universitaire générant presque autant d’excitation que les ligues professionnelles. Au Canada, plusieurs étudiants participent aux sports, mais les enjeux sont beaucoup plus faibles. Cette réalité se reflète à la fois dans le montant des bourses d’études que les écoles accordent aux étudiants athlètes (1 060 $ en moyenne au Canada, comparativement à 18 000 $ aux É.-U.) et dans l’importance de l’athlétisme en général pour la vie sur les campus.

Admission

Le processus d’admission aux universités américaines est reconnu comme lourd et stressant pour les candidats. Une partie du stress provient tout simplement du choix : il existe pas moins de 5 000 universités aux É.-U., comparativement à une centaine au Canada. Cependant, malgré le nombre d’universités aux États-Unis, une grande partie de la population étant en concurrence pour un nombre relativement faible de places dans celles qui ont les meilleures réputations crée une concurrence féroce pour les admissions. Par exemple, une université californienne respectée a reçu plus de 47 000 demandes pour l’année scolaire 2022, mais n’en a admis que 2 000, soit moins de 5 %. L’autre grande différence dans le processus d’admission est l’importance des tests normalisés comme le SAT. Bien que les universitaires canadiens soient évalués principalement en fonction de leurs notes, les étudiants américains doivent consacrer du temps et de l’énergie à la préparation de ces tests. Leurs résultats aux tests peuvent avoir une incidence majeure sur leurs chances d’être acceptés à l’école de leur choix.

Hiérarchies

Bien que certaines institutions canadiennes puissent se rapprocher de l’American Ivy League, les universités canadiennes ont tendance à être beaucoup plus homogènes, ce qui est un avantage pour les étudiants canadiens. Évidemment, il y aura toujours des écoles historiques avec d’excellentes réputations, mais une des meilleures caractéristiques du système des universités canadiennes est sa réputation d’une qualité d’éducation globalement élevée. Contrairement à nos voisins du sud, où plusieurs étudiants fréquentent des universités à l’extérieur de leur état, la majorité des Canadiens peuvent fréquenter une université de qualité située à quelques heures de voiture, tout au plus.

Fonds de dotation

La collecte de fonds de dotation est une tradition de longue date dans les écoles américaines, mais elle n’a été reprise au Canada qu’au cours des dernières décennies. En résultat, les universités canadiennes ont beaucoup moins « en banque » que leurs homologues américaines. Par exemple, plus d’une vingtaine d’écoles américaines revendiquent des dotations de plus d’un milliard de dollars et les cinq premières ont plus de 20 milliards chacune. Au Canada, bien que les trois écoles les mieux nanties possèdent plus d’un milliard de dollars chacune, la majorité en a beaucoup moins. Bien que tout ne se résume pas à la taille d’une dotation (surtout lorsqu’une grande partie de celui-ci sert à offrir des bourses pour payer des droits de scolarité exorbitants), cet argent sert également à de nouveaux bâtiments, au financement des conseils d’étudiants et des technologies de pointe et à tout ce qui améliore l’expérience des étudiants.

Jeremy Freed est un auteur et rédacteur en chef indépendant basé à Toronto. Ses articles sur la mode, les voyages, la cuisine et le stylisme ont été publiés dans de nombreuses revues, notamment Sharp, Harry et re:Porter.

Jeremy Freed est un porte-parole payé de Sonnet.

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