Comment les enseignants peuvent-ils se préparer à la rentrée scolaire dans le contexte de la COVID-19

Pour les enseignants, cet automne ne sera pas une rentrée scolaire habituelle. En plus de rassembler et d’organiser les fournitures scolaires, de préparer les cours et d’établir un calendrier de classe, les professeurs ont désormais la tâche supplémentaire d'être prêts à enseigner au milieu d’une crise sanitaire mondiale.

Cela dit, une amélioration de la situation semble se dessiner au Canada, où le nombre d’infections nationales a considérablement diminué depuis le début de la pandémie en mars. Pour cette raison, les restrictions ont été assouplies et toutes les provinces et tous les territoires adopteront un certain type de protocoles pour la rentrée scolaire (en anglais seulement).

Comme la rentrée scolaire approche à grands pas, les enseignants sont invités à adopter certaines mesures afin non seulement de réduire l’anxiété des élèves et de garantir un environnement scolaire sécuritaire, mais aussi de maîtriser leurs propres angoisses.

Voici quelques façons dont les éducateurs peuvent se préparer à la prochaine rentrée scolaire durant la COVID-19.

Communiquez clairement avec les familles

Vous vous demandez peut-être à quoi ressemblera l’année scolaire lors du retour en classe cet automne, et comment les choses se passeront dans les mois à venir. Dites-vous bien que les parents et les élèves seront également confrontés à l’incertitude, de sorte que toute communication que vous aurez avec les familles se révélera très bénéfique.

Une communication efficace entre les parents et les enseignants compte parmi les principaux facteurs de réussite d’une année scolaire, et elle sera encore plus cruciale à cause de la pandémie. Réfléchissez bien à vos moyens de communication avec les parents, que ce soit par courriel, clavardage ou téléphone, et préparez-vous en conséquence bien avant l’arrivée du premier jour d’école. L’envoi de lettres pour renseigner les parents sur les moyens de communication qui seront utilisés permettra de tenir tout le monde au courant dès le début.

La pandémie a déjà engendré beaucoup d’incertitude, qui à son tour provoque de l’anxiété. Communiquer aussi souvent que possible avec les parents à propos des changements mis en œuvre et des attentes à leur égard peut contribuer à réduire cette anxiété et aider chacun à y faire face de manière appropriée. De plus, l’accord de tous sur les changements nécessaires permettra de garantir un environnement sécuritaire.

Élaborez un plan pour la rentrée scolaire progressive

Bon nombre de parents canadiens veulent que leurs enfants retournent à l’école cet automne, mais cela ne veut pas dire qu’ils n’ont aucune inquiétude à ce sujet. Un sondage réalisé à l’échelle du pays par Maru/Blue Public Opinion révèle que 68 % des personnes interrogées ayant des enfants (lien en anglais seulement) de moins de 18 ans souhaitent que leurs enfants retournent à l’école, mais la majorité d’entre elles craignent que les mesures de santé et de sécurité ne soient pas suffisantes et adéquates pour protéger les élèves contre la contamination.

Il incombe à tous les intervenants du milieu scolaire d’élaborer un plan de retour à l’école sécuritaire pour l’automne, ainsi les enseignants ont la possibilité de faire leur part. Bien que certains parents soient enclins à envoyer leurs enfants à l’école dès le premier jour, d’autres éprouvent une certaine inquiétude. Ils voudront peut-être d'abord observer et patienter le temps que la poussière retombe. Dans ce cas, il peut être approprié de promouvoir un retour progressif à l’école.

Comme enseignant, vous devez être préparé à des débuts progressifs parmi les élèves. Ce scénario ne sera certainement pas idéal, mais en mettant en place un plan pour accueillir les enfants qui se sentent à l’aise en classe quelques semaines après le début de l’année scolaire, il est possible de s’assurer qu’ils ne seront pas perdus lorsque leur premier jour d’école arrivera.

Restez en contact avec les élèves qui ne retournent pas à l’école

Bien que de nombreux parents souhaitent envoyer leurs enfants à l’école à temps plein dès l’automne, il est probable que certains parents soient contraints de les garder à la maison. Dans le second cas, les enseignants devront rester en contact avec ces enfants, essentiellement pour leur apporter un appui, des conseils et toute autre ressource susceptible de faciliter leur apprentissage à domicile.

En tant qu’enseignant, prenez soin de vous-même

Les parents et les élèves peuvent hésiter avant de retourner à l’école dans un contexte de pandémie, mais les enseignants ressentent les mêmes inquiétudes. En tant qu’éducateur intervenant sur une plateforme d’enseignement modifiée, se maintenir en bonne santé est tout aussi important que de s’assurer que ses élèves sont en sécurité. Il s’agit de se protéger physiquement contre une éventuelle infection et de rester en bonne santé mentale et émotionnelle.

En tant qu’enseignant, il est parfois difficile de demeurer fort mentalement lorsque vous abordez de nombreux enjeux au cours d’une année scolaire typique. Néanmoins, l’ajout d’un nouveau virus suscite un niveau d’anxiété sans précédent. Tout en démontrant de l’empathie à l’égard de vos élèves, de vos collègues enseignants et des administrateurs, soyez également empathique envers vous-même.

Qu’il s’agisse de prendre une ou deux pauses supplémentaires pendant la journée, d’améliorer votre alimentation, de faire davantage d’exercice ou de vous impliquer dans des réseaux de soutien, il est bénéfique non seulement pour vous, mais aussi pour vos élèves, de prendre soin de vous pendant votre passage vers un nouveau monde d’enseignement.

Maintenir l’éducation des enfants est certes une priorité, mais cela ne doit pas se faire au détriment de la santé mentale et du développement social. Les enseignants peuvent jouer un rôle en aidant leurs élèves à vivre une année scolaire très différente et à réduire en partie leur anxiété. Prenez soin de vous en même temps.

Lisa Rennie écrit à la pige depuis plus d’une décennie, elle crée du contenu unique et ludique pour contribuer à enrichir les connaissances des consommateurs canadiens. Sa grande curiosité et son besoin incessant de trouver des réponses aux nombreuses questions qu’elle se pose, ont fait d’elle la rédactrice rigoureuse qu’elle est aujourd’hui. Dans ces temps libres, Lisa aime essayer de nouvelles recettes, s’emmitoufler avec son chiot et s’amuser avec ses enfants.

Lisa Rennie est une porte-parole payée de Sonnet.
Les enseignants de l’Alberta économisent aussi sur leurs assurances habitation et auto avec Sonnet.