Sports intéressants dans les universités canadiennes
Des activités équestres aux jeux vidéo, des sports universitaires canadiens non conventionnels, il y en a pour tous les goûts.

Ringuette

Qu’est-ce qui compte six joueurs en patins, une rondelle en caoutchouc et une fière histoire canadienne? La ringuette, bien sûr! Inventée dans les années 1960 à North Bay, en Ontario, par Sam Jacks (qui a également inventé le hockey intérieur), la ringuette visait initialement à être une forme de hockey appropriée pour les filles. Plus d’un demi-siècle plus tard, ce sport a une petite communauté de partisans dévoués partout au pays, ainsi que des équipes universitaires de Vancouver à Charlottetown. Semblable au hockey sur glace de nombreuses façons, la ringuette se distingue notamment par sa rondelle (un anneau en caoutchouc), ses bâtons (droits) et par son approche un peu plus délicate (les contacts intentionnels sont contre les règlements). Bien que la ringuette fût, au début, réservée aux femmes, dans les dernières années, nous avons noté une hausse de l’intérêt des hommes.

Quidditch

Bien que le pensionnat pour jeunes sorcières et sorciers relève de la fiction pour adolescents, le Quidditch — qui nécessite que les joueurs sur des balais volants attrapent une sphère dorée volante — est bien vrai sur les campus des universités canadiennes. Depuis ses débuts au Canada sur un campus à Montréal en 2008, les universités en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario et au Québec ont maintenant leurs équipes universitaires, sous la gouvernance de Quidditch Canada (oui, vraiment). Un mélange entre le ballon chasseur, le basketball et le flag football, selon les règlements officiels, « trois poursuiveurs et un gardien doivent travailler ensemble pour faire passer le souafle (un ballon de volley-ball) dans les anneaux de l’équipe adverse. » Ajoutez à tout cela que tous les joueurs sont sur des petits balais et le « vif d’or » (un joueur vêtu de jaune qui peut finir la partir en faveur de l’équipe qui attrape d’abord son « foulard » jaune en premier) et vous avez une bonne vue d’ensemble.

Escrime

Les gens s’affrontent en duel avec des épées depuis des centaines d’années. Bien que les combats d’épée soient (heureusement) chose du passé comme façon de régler les disputes, l’escrime demeure une discipline olympique ayant des partisans enthousiastes sur les campus universitaires canadiens. Son histoire remonte à l’aristocratie des années 1700, l’escrime est une compétition où les joueurs marquent des points en frappant leur adversaire sur le corps avec leur « arme » (une épée, un fleuret ou un sabre. Une des plus importantes compétitions d’escrime des universités canadiennes a lieu chaque année en Ontario, où le titre de Champion et Championne pour les hommes et les femmes sont accordés.

Ultimate

Ce sport, plus communément nommé « ultimate frisbee », a vu le jour vers la fin des années 1960 dans une école secondaire au New Jersey, s’est répandu aux campus universitaires alentours, puis autour du monde. En suivant les règles de jeu semblables à celles du football, mais avec un équipement minimal, chaque équipe doit travailler ensemble pour que le disque volant atterrisse dans la zone de l’équipe adverse. L’ultimate frisbee maintient une forte présence sur les campus universitaires américains et canadiens, avec un nombre rapporté de 12 000 athlètes dans 700 équipes universitaires en Amérique du Nord.

Rodéo

Bien qu’il puisse sembler surprenant d’apprendre qu’il existe un circuit rodéo universitaire, il est moins surprenant d’apprendre qu’il est centralisé auprès des amoureux des chevaux dans l’Ouest canadien, dont les écoles membres sont situées en Alberta, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique. Ouvert aux hommes et aux femmes, le circuit rodéo universitaire canadien met en vedette les mêmes événements rodéo professionnels, notamment la prise au lasso, la course des barils, le terrassement des chèvres, l’échappée et l’épreuve de slalom. Ces événements, trouvant leur origine dans les démonstrations de compétences essentielles pour les employés de ranch, demeurent des exploits athlétiques dans ce domaine, nécessitant une immense coordination et de grandes aptitudes à cheval. Comme pour la plupart des sports universitaires, il y a également des bourses pour le rodéo.

Sport électronique

Les jeux vidéo sont-ils vraiment des sports? Bien qu’ils ne nécessitent pas le même genre d’athlétisme que les sports traditionnels comme le football ou le hockey, les équipes de sports électroniques sont une tendance en croissance sur les campus universitaires partout au Canada et dans le monde. Même si l’épicentre global est en Asie, la capitale canadienne des sports électroniques universitaires est Vancouver, où plus de 800 joueurs se trouvent sur un seul campus. D’autre part, en Ontario, une université offre même des bourses pour sports électroniques, alors qu’une autre a récemment bâti un aréna pour les jeux vidéo de 3 000 pieds carrés, ayant assez d’espace pour plus de 100 spectateurs. Contrairement à de nombreux sports universitaires, les sports électroniques peuvent être également très lucratifs. Les gagnants d’un récent tournoi ont remporté des prix de 9 000 $ par joueur, en plus des possibilités intéressantes de passer au niveau professionnel — dans une industrie de plus d’un milliard de dollars en revenus annuels, ce qui est effectivement intéressant.

Jeremy Freed est un auteur et rédacteur en chef indépendant basé à Toronto. Ses articles sur la mode, les voyages, la cuisine et le stylisme ont été publiés dans de nombreuses revues, notamment Sharp, Harry et re:Porter.

Jeremy Freed est un porte-parole payé pour Sonnet.

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